Cours avec la directrice d'étude en fin d'aprèm, le genre de cours où tu grattes du papier tellement vite que t'en a la plume qui fume. Et puis au bout d'une demi-heure, black-out. Amphi plongé dans le noir et des "hourra" qui retentissent de tous les cotés. Les lumières de sécurité s'allument et beignent le lieu d'un éclairage lunaire.
"Vous pouvez continuer?"
C'est pas comme si on avait le choix de toutes façons. Alors on a continué comme on pouvait, ne prenant même plus la peine d'écrire droit et correctement. Les lumières de sécurité s'éteignent et se rallument tout à leur plaisir. Pas facile pour rester concentré.
Et puis quinze minutes plus tard, c'est l'alarme incendie qui retentie. Forcément, tout le monde dehors. Et ça faisait froid. La prof, désespérée de ne pouvoir finir son cours, nous souhaite de bonnes vacances (mdr -_- ) et je retourne dans ma chère chambre universitaire.
Sauf que...
C'est le campus complet qui a subit la coupure de courant. Alors je me retrouve chez moi, sans lumière, sans PC, sans internet. Chiottes impraticables (allez pisser droit dans le noir!) et eau chaude en déroute.
Aller-retour express à l'intermarché pour m'acheter des bougies. J'ai plein mes aïeuls quand j'ai voulu lire avec ça pour unique source de lumière.
Et puis pétage de plomb, j'appelle Koko.
"J'arrive."
30 minutes de marche dans le froid. J'arrive, je raconte ma vie et je vais faire un tour sur le net. J'apprend que le courant est revenu sur le campus. Flemme de faire le trajet retour alors je demande avec mes yeux de chien battu à Koko si j'peux squatter pour la nuit. Elle accepte. Quand j'vous dis qu'elle me kiff...
Sinon, ça sent la neige à plein nez. J'sens qu'on va rigoler au boulot...
